Les relations entre le Japon et la Chine se sont dégradées depuis l’an passé quand la Première ministre du Japon a indiqué que le pays pourrait déployé des forces militaires dans le cadrer d’un conflit dans le détroit de Taïwan.
La Chine a alors demandé à ses agences de voyage de réduire l’activité vers le Japon. Et la Corée du Sud profite de cette tendance.
Ainsi on vient d’apprendre que la Chine et la Corée du Sud allait autoriser jusqu’à 70 vols supplémentaires par semaine entre les deux pays. C'est la première fois depuis 2019 que les deux pays augmentent leurs quotas de vols. On comptera désormais jusqu'à 664 vols par semaine contre 68 vols cargo.
Cela devrait accélérer la tendance d’un boom touristique des touristes chinois vers la Coréé du Sud.
Au cours du premier trimestre 2026, 1,4 million de visiteurs chinois se sont rendus en Corée du Sud, un niveau supérieur à celui d’avant le Covid selon le cabinet Yanolja. Parallèlement 2,66 millions de voyageurs coréens ont visité la Chine durant ce même trimestre soit une hausse de 24,1 % par rapport à l’an passé. Les touristes coréens apprécient la Chine pour ses tarifs peu élevés et les liaisons aériennes courtes entre les deux pays. Quant aux touristes chinois ils sont attirés par la K-Pop, les émissions de télévision et les mangas coréens.
On voit ainsi que les rapports géopolitiques ont une forte influence sur le tourisme. Ces dernières années, les choix géopolitiques du gouvernement français ont éloigné les touristes chinois de notre pays. Ils préfèrent visiter les pays asiatiques du fait des tensions géopolitiques en Europe et de l’opposition entre l’UE et la Russie. Avant le Covid on comptait environ 2 millions de touristes chinois en France contre seulement environ 1,5 millions l’an passé soit une baisse de 25 %. Alors que la Corée du Sud et la Chine ont augmenté leurs quotas de vols, le nombre de vols entre la Chine et la France a fortement diminué depuis le Covid du fait notamment de l'interdiction du survol de la Sibérie par les compagnies occidentales et de la baisse des flux touristiques.
