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Météo France: 2ème saison cyclonique la moins active depuis 50 ans

Selon Météo France, la saison cyclonique 2010-2011 restera dans les annales pour sa très faible activité, quasiment inédite depuis plus de 50 ans.

Seulement trois météores ont été baptisés (les cyclones ABELE en décembre et BINGIZA en février, plus la tempête tropicale modérée CHERONO - baptisée le 17 mars, soit la date d'occurrence la plus tardive pour la troisième tempête tropicale d'une saison). Depuis 1960, date à partir de laquelle on a commencé à nommer les systèmes dépressionnaires tropicaux dans notre bassin du Sud-Ouest de l'océan Indien, jamais il n'est arrivé de terminer la saison avec moins de quatre systèmes baptisés. Si l'on en reste là et qu'aucun phénomène supplémentaire ne se développe dans les prochaines semaines (une telle éventualité est peu probable mais reste du domaine du possible - JOEL ne s'était-il pas développé fin mai l'an dernier), la saison cyclonique 2010-2011 semblerait donc légitimement en droit de revendiquer le titre de la saison cyclonique la moins active sur les 50 dernières années.

Dans l'absolu, il apparaîtrait logique de valider cette prétention et donc un nouveau record de faible activité. Mais à y regarder de plus près, on constate que la réalité oblige à nuancer et même à rectifier ce jugement.

Tout d'abord, un quatrième système dépressionnaire aurait éventuellement pu mériter un baptême : il s'agit de la dépression subtropicale numéro 09 (en avril). Son origine et sa structure particulières (ainsi que sa localisation) en ont finalement décidé autrement. Cette ambiguïté sur ce système n'a toutefois pas de réelle implication sur la question du record d'inactivité ou non, car ce type de phénomène subtropical n'aurait très certainement pas été davantage baptisé par le passé, au vu des procédures alors en vigueur.

Par contre, ces mêmes procédures, différentes il y a quelques décennies de ce qu'elles sont aujourd'hui, ont fait que des systèmes de faible intensité (dépressions tropicales, voire même simples perturbations tropicales) ont été nommés par le passé, alors qu'ils ne le seraient pas de nos jours. C'est ainsi que lors de la saison cyclonique 1982-1983, sur les six météores baptisés à l'époque, trois ne l'auraient pas été dans le contexte actuel, ce qui ramène virtuellement cette saison 1982-1983 au même niveau d'activité que la saison 2010-2011 présente.

Enfin, le nombre de phénomènes ne saurait à lui seul caractériser l'activité d'une saison cyclonique et l'on préfère habituellement considérer plutôt le nombre de jours d'activité perturbée, critère beaucoup plus représentatif de l'activité cyclonique réelle (car intégrant à la fois le nombre de phénomènes et leurs durées de vie cumulées).

En l'occurrence, avec 15 jours d'activité perturbée significative (i.e. avec présence sur le bassin d'un système dépressionnaire au stade de tempête tropicale ou de cyclone), cette saison 2010-2011 ne détrône pas la saison 1982-1983, qui, avec seulement 13 jours d'activité, demeure la saison que l'on peut qualifier de réellement la moins active sur ces 50 dernières années.

Une lecture objective des archives, amène donc à statuer que la saison 2010-2011 détiendrait certes - de facto - la palme de la saison ayant vu le plus petit nombre de phénomènes baptisés, mais n'établirait pas pour autant un nouveau record de faible activité (qui resterait la propriété de la saison 1982-1983), devenant seulement la 2ème saison cyclonique la moins active depuis 50 ans.

A l'activité réduite de la présente saison, a correspondu une saison plus calme que d'ordinaire également pour les populations de la zone : un seul système dépressionnaire a touché une des terres habitées, le cyclone BINGIZA, qui a tout de même eu un impact tout à fait significatif sur le Nord-Est de Madagascar.

Pour ce qui est de La Réunion, aucun système dépressionnaire ne s'est approché du département et il n'y a eu aucune activation du système d'alerte cyclonique, ce qui n'était pas arrivé depuis la saison 1991-1992, soit depuis 19 ans (la saison "blanche" précédente correspondant à la saison 1982-1983).

Même s'il n'y a pas de lien absolu entre pluviométrie et activité cyclonique, quand on se place à une échelle aussi réduite qu'un territoire comme l'île de La Réunion (on peut très bien avoir une saison chaude avec une pluviométrie normale même en l'absence d'activité cyclonique), cette dernière est malgré tout un facteur important de la pluviométrie de l'île et a un poids souvent déterminant sur la pluviométrie finale de la saison chaude. Cela se vérifie encore bien cette saison, qui a été globalement très déficitaire ; seul le littoral Nord et à un degré moindre Nord-Est, ainsi que la façade Ouest de l'île font exception, avec une pluviométrie voisine de la normale, voire excédentaire dans l'Ouest (mais sur des cumuls de précipitations traditionnellement moindres).

De fait, à l'échelle de l'île entière, cette saison chaude devient la deuxième la plus sèche (ou la moins humide, comme l'on voudra...) de ces 40 dernières années, juste derrière la saison ...1982-1983.

Selon Météo France, la saison cyclonique 2010-2011 restera dans les annales pour sa très faible activité, quasiment inédite depuis plus de 50 ans.

Seulement trois météores ont été baptisés (les cyclones ABELE en décembre et BINGIZA en février, plus la tempête tropicale modérée CHERONO - baptisée le 17 mars, soit la date d'occurrence la plus tardive pour la troisième tempête tropicale d'une saison). Depuis 1960, date à partir de laquelle on a commencé à nommer les systèmes dépressionnaires tropicaux dans notre bassin du Sud-Ouest de l'océan Indien, jamais il n'est arrivé de terminer la saison avec moins de quatre systèmes baptisés. Si l'on en reste là et qu'aucun phénomène supplémentaire ne se développe dans les prochaines semaines (une telle éventualité est peu probable mais reste du domaine du possible - JOEL ne s'était-il pas développé fin mai l'an dernier), la saison cyclonique 2010-2011 semblerait donc légitimement en droit de revendiquer le titre de la saison cyclonique la moins active sur les 50 dernières années.

Dans l'absolu, il apparaîtrait logique de valider cette prétention et donc un nouveau record de faible activité. Mais à y regarder de plus près, on constate que la réalité oblige à nuancer et même à rectifier ce jugement.

Tout d'abord, un quatrième système dépressionnaire aurait éventuellement pu mériter un baptême : il s'agit de la dépression subtropicale numéro 09 (en avril). Son origine et sa structure particulières (ainsi que sa localisation) en ont finalement décidé autrement. Cette ambiguïté sur ce système n'a toutefois pas de réelle implication sur la question du record d'inactivité ou non, car ce type de phénomène subtropical n'aurait très certainement pas été davantage baptisé par le passé, au vu des procédures alors en vigueur.

Par contre, ces mêmes procédures, différentes il y a quelques décennies de ce qu'elles sont aujourd'hui, ont fait que des systèmes de faible intensité (dépressions tropicales, voire même simples perturbations tropicales) ont été nommés par le passé, alors qu'ils ne le seraient pas de nos jours. C'est ainsi que lors de la saison cyclonique 1982-1983, sur les six météores baptisés à l'époque, trois ne l'auraient pas été dans le contexte actuel, ce qui ramène virtuellement cette saison 1982-1983 au même niveau d'activité que la saison 2010-2011 présente.

Enfin, le nombre de phénomènes ne saurait à lui seul caractériser l'activité d'une saison cyclonique et l'on préfère habituellement considérer plutôt le nombre de jours d'activité perturbée, critère beaucoup plus représentatif de l'activité cyclonique réelle (car intégrant à la fois le nombre de phénomènes et leurs durées de vie cumulées).

En l'occurrence, avec 15 jours d'activité perturbée significative (i.e. avec présence sur le bassin d'un système dépressionnaire au stade de tempête tropicale ou de cyclone), cette saison 2010-2011 ne détrône pas la saison 1982-1983, qui, avec seulement 13 jours d'activité, demeure la saison que l'on peut qualifier de réellement la moins active sur ces 50 dernières années.

Une lecture objective des archives, amène donc à statuer que la saison 2010-2011 détiendrait certes - de facto - la palme de la saison ayant vu le plus petit nombre de phénomènes baptisés, mais n'établirait pas pour autant un nouveau record de faible activité (qui resterait la propriété de la saison 1982-1983), devenant seulement la 2ème saison cyclonique la moins active depuis 50 ans.

A l'activité réduite de la présente saison, a correspondu une saison plus calme que d'ordinaire également pour les populations de la zone : un seul système dépressionnaire a touché une des terres habitées, le cyclone BINGIZA, qui a tout de même eu un impact tout à fait significatif sur le Nord-Est de Madagascar.

Pour ce qui est de La Réunion, aucun système dépressionnaire ne s'est approché du département et il n'y a eu aucune activation du système d'alerte cyclonique, ce qui n'était pas arrivé depuis la saison 1991-1992, soit depuis 19 ans (la saison "blanche" précédente correspondant à la saison 1982-1983).

Même s'il n'y a pas de lien absolu entre pluviométrie et activité cyclonique, quand on se place à une échelle aussi réduite qu'un territoire comme l'île de La Réunion (on peut très bien avoir une saison chaude avec une pluviométrie normale même en l'absence d'activité cyclonique), cette dernière est malgré tout un facteur important de la pluviométrie de l'île et a un poids souvent déterminant sur la pluviométrie finale de la saison chaude. Cela se vérifie encore bien cette saison, qui a été globalement très déficitaire ; seul le littoral Nord et à un degré moindre Nord-Est, ainsi que la façade Ouest de l'île font exception, avec une pluviométrie voisine de la normale, voire excédentaire dans l'Ouest (mais sur des cumuls de précipitations traditionnellement moindres).

De fait, à l'échelle de l'île entière, cette saison chaude devient la deuxième la plus sèche (ou la moins humide, comme l'on voudra...) de ces 40 dernières années, juste derrière la saison ...1982-1983.

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