La famime qui sévit en Somalie menace 10 millions de personne et la sécheresse devrait continuer de sévir en août et septembre dans le sud de la Somalie, déjà durement touché, ainsi que dans certaines régions de l'Éthiopie, de Djibouti et du Kenya, d'après les prévisions climatiques régionales issues du dernier Forum de l'OMM sur l'évolution probable du climat dans cette zone.
Le Centre de prévision et d'applications climatologiques relevant de l'IGAD (ICPAC) avait déjà tiré la sonnette d'alarme le 15 janvier 2011, dans son bulletin d'information sur le climat pour la région de la corne de l'Afrique.
Les sécheresses sont devenues plus fréquentes ces vingt dernières années.
«Les sécheresses ne surviennent pas du jour au lendemain», a déclaré Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la CCD, suite à la déclaration de l'état de famine par l'Organisation des Nations Unies (ONU) en juillet dernier. «La CCD appelle elle aussi la communauté internationale à prendre d'urgence des mesures pour faire face à la crise, sans négliger pour autant de s'attaquer aux causes profondes de la famine dans les régions exposées, notamment en instaurant des systèmes de gestion de la sécheresse et en prenant des mesures pour enrayer la désertification, c'est-à-dire la dégradation des terres arides.»
«Nous avons entrepris de fournir dans un avenir proche des informations globales et cohérentes sur la sécheresse pour aider les décideurs à faire face à ce fléau, notamment en Afrique de l'Est comme c'est le cas aujourd'hui», a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale. «La sécheresse pose de plus en plus problème dans un grand nombre de pays. L'adaptation à la sécheresse, à la désertification et au changement climatique doit être intégrée d'urgence aux politiques de développement nationales.»
L'OMM (Organisation météorologique mondiale) s'attache, avec son réseau d'experts, à donner les meilleurs conseils qui soient sur les méthodes de gestion de la sécheresse. Une réunion internationale sur les politiques nationales de lutte contre la sécheresse s'est tenue sous ses auspices les 14 et 15 juillet 2011 à l'Université George Mason (États-Unis d'Amérique), afin d'apprendre aux pays à profiter de l'expérience acquise par d'autres en matière de réduction des risques de sécheresse.
Le 18 août dernier, la FAO a appelé à résoudre les causes de cette famine. "Nourrir les affamés ne résout pas le fléau de la faim, à moins que nous n'aidions les populations à assurer leur avenir. Si les donateurs, les organismes de développement et les gouvernements n'affrontent pas le problème du moyen et du long terme, la tragédie frappera à nouveau", a souligné la Vice-présidente du FIDA, Mme Yukiko Omura. "Il nous est impossible de maîtriser les sécheresses, mais nous pouvons enrayer la faim. Pour ce faire, nous devons investir dans les petits agriculteurs du monde et leur donner les moyens de nourrir leurs communautés et leurs familles".
Selon la FAO, «si la sécheresse, les conflits et l'envolée des prix des denrées alimentaires ont été les éléments déclencheurs de la crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique, la vulnérabilité spécifique de la région s'explique par l'insuffisance de l'investissement dans l'agriculture et la gestion inadéquate des ressources naturelles».
La FAO a émis les propositions de long-terme suivantes:
- Protéger et restaurer les terres dégradées
- Améliorer la gestion de l'eau et développer l'irrigation (seulement 1% des terres dans la Corne de l'Afrique sont irriguées, contre 7% dans le reste de l'Afrique et 38% en Asie)
- Améliorer les pratiques de gestion animale, végétale et des parcours des petits agriculteurs afin de les rendre moins vulnérables aux aléas et à la variabilité du climat
- Renforcer les services communautaires de santé animale
- Identifier des options viables et acceptables en alternative aux moyens d'existence pastoraux.
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