Ryanair veut réduire ses vols dans les pays où les taxes sur l’aérien sont les plus importantes comme en France…
La croisade de Ryanair contre les taxes s’accélère en 2026. La compagnie, comme beaucoup en France, s’insurge contre le niveau de taxation qui devient contre-productif dans de nombreux pays européens. La compagnie a prévu de supprimer des routes en Espagne, en France, en Allemagne, en Belgique et au Portugal notamment ce qui pourrait conduire à une baisse de l’offre de 3 millions de sièges. En Espagne la compagnie devrait retirer 1,2 million de sièges dont tous ses vols vers les Asturies ainsi que sa base de Saint-Jacques-de-Compostelle. Tous les vols vers Tenerife Nord ont également été supprimés cet hiver. La compagnie proteste contre la hausse des taxes d’Aena, l’Adp Espagnol. « La logique de monopole d’Aena en matière de tarification est que les petits aéroports régionaux sous-utilisés doivent facturer des tarifs similaires à ceux des grands aéroports très fréquentés comme Madrid, Barcelone, Palma et Malaga » avait noté Ryanair dans un communiqué.
En France, la situation est encore pire. Le directeur commercial, Jason McGuinness, a annoncé dans Challenges que Ryanair quittera les aéroports régionaux français à l’été 2026. En Belgique Ryanair prévoit de retirer 1 million de sièges à Bruxelles et Charleroi et 800000 sièges en Allemagne pour son programme hiver 2025/2026. La compagnie a notamment suspendu ses vols depuis Leipzig, Dresde et Dortmund.
Ryanair souhaite au contraire se développer dans les pays où les taxes sont moins importantes comme en Croatie, en Italie, au Maroc ou en Suède où le gouvernement a supprimé la taxe sur la transport aérien au contraire de la Frrance où elle a été augmentée. Le gouvernement suédois a estimé que cette taxe était en toute logique un frein à la compétitivité du secteur.
Dans une interview au Financial Times, Michael O’Leary a précisé que la compagnie visait à augmenter sa rentabilité de l'ordre de 12 à 14 euros de profit par passager d’ici 2030 contre 11 euros aujourd’hui.
La compagnie à bas coûts négocie actuellement l’achat d’Airbus pour sa filiale Lauda Air alors qu’elle utilise uniquement des Boeing B737.
Michael O’Leary prévoit de quitter la compagnie d’ici 2035. Son mandat expire en 2028 et il discute d’une prolongation de 5 ans. En attendant un successeur, il va continuer à mettre le focus « de manière maniaque sur les coûts », un exemple que devrait suivre de nombreux politiciens européens et français qui dépensent sans compter l’argent public...
Au final qu'on ne s'y trompe pas, même si les vols de Ryanair sont remplacés par d'autres compagnies elles ne proposent pas de tarifs aussi bas. Le retrait de Ryanair signifie donc souvent une perte d'opportunité de voyager pour les personnes aux plus bas salaires. En augmentant les taxes on réduit la compétitivité du secteur aérien et l'on réduit l'offre disponible en Europe pendant que dans d'autres pays comme en Chine, aux États-Unis, au Moyen-Orient et désormais en Amérique latine, l'offre se développe bien plus rapidement...
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