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Un tsunami a déferlé sur le Japon

Un séisme d'une magnitude de 9 (8,9 auparavant) sur l'échelle de Richter a eu lieu au nord-est du Japon. Un tsunami a déferlé sur les côtes avec des vagues de plus de 10 mètres (résumé jour par jour des événements).

Un tsunami a déferlé sur le Japon

(résumé jour par jour des événements)Un séisme d'une magnitude de 9 (8,9 auparavant) sur l'échelle de Richter a eu lieu au nord-est du Japon. Un tsunami a déferlé sur les côtes avec des vagues de plus de 10 mètres (résumé jour par jour des événements).


L'épicentre de ce séisme de magnitude 9 sur l'échelle de Richter a eu lieu à 30 kilomètres à l'est de Sendai sur l'île de Honshu.

Il a été suivi d'une réplique de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter.

Le séisme a engendré un tsunami, avec des vagues atteignant 10 mètres de haut sur les côtes de la préfecture de Sendai. Dans la photo ci-dessus on peut apercevoir la première vague du tsunami qui se dirige vers la côte de la préfecture de Miyagi au nord-est du Japon le 11 mars. Cette vague d'une hauteur de 4 mètres dans cette partie de la côte emportera tout sur son passage: bateaux, voitures, maisons et des tonnes de débris.

Ce séisme est est le plus important à avoir jamais eu lieu au Japon et le 4ème plus puissant dans le monde depuis 1900 (5ème auparavant lorsqu'il était classifié 8,9) selon l'US Geological Survey et des séismologues japonais.

La ville de Kurihara a été particulièrement affectée par ce tremblement de terre.

Les centrales nucléaires de Miyagi et Fukushima se sont automatiquement arrêtées.

A Tokyo les gratte-ciels ont vacillé pendant au moins deux minutes et les occupants se sont précipités dans les rues.

Le trafic des trains à grande vitesse Shinkansen a été interrompu et les aéroports de Narita à Tokyo et du Sendai ont été fermés (voir Seisme-au-japon-fermeture-de-l-aeroport-de-narita-a-tokyo).

A 10H, les autorités japonaises annonçaient un bilan provisoire de 19 morts. Plus tard dans la matinée, les médias ont annoncé que le tremblement de terre aurait causé la mort de 32 personnes et l'agence Kyodo a évalué à plus de 1000 le nombre de morts début de soirée.

L'aéroport de Narita a rouvert dans la journée mais les vols resteront perturbés samedi (voir Seisme-au-japon-reouverture-de-l-aeroport-de-narita.html).

 

 

 

 


 

 

 

 

Samedi 12 mars:

Un séisme de magnitude 6,2 (03:59:15 heure japonaise) sur l'échelle de Richter puis un autre de magnitude 6,6 (04:46:49 heure japonaise) a frappé la préfecture de Niigata à l'ouest du Japon ce samedi matin (heure japonaise) selon l'USGS (voir https://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Maps/region/Asia_eqs.php).

Aucune alerte au tsunami n'a été émise suite à ce séisme.

Ce séisme a occasionné des coulées de boue.

Un nouveau bilan fait état de 1600 morts selon l'agence de presse japonaise Kyodo.

Alerte aux radiations en soirée

Le niveau de radiation est de 1000 fois supérieur à la normale dans la chambre 1 du réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima.

Les autorités ont demandé d'ouvrir les vannes pour libérer la vapeur afin d'abaisser la pression et que l'eau refroidisse le combustible.

Des matériaux radioactifs, du césium et de l'idoine ont été détectés près de la centrale. Par ailleurs, un bâtiment de la centrale a explosé et blessé 4 ouvriers. Les murs et le toit du récateur se seraient effondrés. Un nuage de vapeur s'est formé au-dessus de la centrale.

Les autorités ont demandé aux résidents habitant à 20 kms autour de la centrale de Fukushima d'évacuer les lieux.

Voir la vidéo du tsunami: Mega-tsunami-in-japan-11032011japan-absorbed-the-tsunami

 

 

 

 


 

 

 

 

Dimanche 13 mars:

Alors que 9500 personnes sont toujours portées disparues dans la ville de Minamisanriku, le directeur de la police de Miyagi a indiqué à l'agence de presse Kyodo que le bilan devrait dépasser les 10000 morts. Pour le moment, les bilans officiels affichent environ 2000 morts.

Les autorités continuent par ailleurs à tenter de maitriser les problèmes de la centrale de Fukushima. Elles ont injecté de l'eau de mer dans le réacteur numéro 1 pour réduire sa surchauffe.

Les autorités ont également reconnu un nouveau problème: la déformation de l'enceinte du réacteur numéro 3. Une explosion pourrait potentiellement s'y produire comme celle qui a eu lieu au réacteur numéro 1.

Au réacteur numéro 1 l'enceinte de confinement n'a pas été touchée par l'explosion des murs et du toit due au fait que la vapeur s'est transformée en hydrogène et s'est mélangée à l'oxygène déjà présent.

Plus d'un demi-million de personnes ont évacué la zone proche de la centrale.

Les autorités ont demandé aux habitants de s'éloigner d'une distance de 20 kms autour de la centrale de Fukushima.

Pour le moment, la radioactivité semble rester sous contrôle à des niveaux peu dangereux pour la santé humaine selon l'OMS.

Un déplacement de 20 mètres de la faille sur une longueur de 500 kilomètres a été à l'origine du séisme de magnitude 8,9 au Japon selon un professeur de l'université de Tsukuba.

«Beaucoup de chercheurs ne s'étaient pas attendus à un tel tremblement de terre» a indiqué ce professeur au Japan Times.

Le déplacement de la faille a d'abord eu lieu au nord suivi par un mouvement similaire au sud 70 secondes plus tard.

Voila pourquoi les habitants de Tokyo ont ressenti deux tremblements successifs.

Le tremblement au niveau de la faille s'est poursuivi pendant 150 secondes.

Le séisme a été réévalué par les autorités japonaises à 9 sur l'échelle de Richter contre 8,8 auparavant par la Japan Meteorological Agency.

Suite à la nouvelle classification de la Japan Meteorological Agency, le séisme qui a eu lieu le 11 mars au Japon est le 4ème plus important au monde à égalité avec celui de Kamchatka en 1952 à 9 sur l'échelle de Richter.

Un déplacement de 20 mètres de la faille sur une longueur de 500 kilomètres a été à l'origine du séisme de magnitude 8,9 au Japon selon un professeur de l'université de Tsukuba.

Les plus puissant séismes ont eu lieu au Chili en 1960 (magnitude 9,5), en Alaska (9,2), à l'ouest de la côte du nord de Sumatra (9,1), au Kamchatka en 1952 et au Japon en mars 2011 (9). Voir (earthquake.usgs.gov/earthquakes/world/10_largest_world.php).

Les autorités ont demandé ce dimanche à ce que 100000 membres des forces d'autodéfense soient envoyés sur les lieux dévastés par le tsunami et le séisme d'ici 1 à 2 jours: ce sera ainsi l'une des plus importantes opérations menées par ces forces. 65000 soldats étaient déjà sur les lieux samedi soir.

Dans la journée de dimanche, le ministère des affaires étrangères français a déconseillé de se rendre au Japon en raison des suites du séisme du 11 mars notamment dans les préfectures de Hokkaido, Aomori, Iwate, Miyagi, Fukushima, Ibaraki, Chiba.

Le ministère recommande aux ressortissants français «de suivre en toutes circonstances les consignes des autorités japonaises. Il est notamment conseillé à ceux vivant dans les zones à proximité des centrales de se calfeutrer dans leur domicile (il faut couper les systèmes d’aération), et de faire quand ils le peuvent des provisions de bouteilles d’eau potable. L’absorption de capsules d’iode n’est pas un acte anodin. Un usage répété à l’excès peut être dangereux pour la santé. Il conviendra de suivre les recommandations des autorités japonaises et de l’ambassade de France à Tokyo».

Sur les 137 ressortissants français présents dans la région Nord-Est, la plus touchée par le séisme, 116 ont pu être contactés et sont indemnes. La cellule de crise de l’Ambassade met tout en œuvre pour rentrer en contact avec les 21 dont on reste aujourd’hui sans nouvelle.

L'ambassade de France à Tokyo ne semble pas s'inquiéter outre-mesure du risque nucléaire à l'image ds autorités japonaises: «Le scénario d'une mise sous contrôle est actuellement privilégié par les autorités japonaises et par un grand nombre de scientifiques. Dans ce cas le risque reste celui d’une contamination résiduelle liée au relâchement contrôlé de gaz radioactifs, avec un risque négligeable pour l’agglomération de Tokyo».

La période critique est selon l'ambassade dans les trois à quatre jours à venir.

L'ambassade conseille cependant à ceux qui n’ont pas une raison particulière de rester sur la région de Tokyo de s’éloigner de la région du Kantô pour quelques jours.

L’Agence Météorologique japonaise a fait état de la probabilité d’une réplique de magnitude 7. Cette probabilité est de 70% dans un délai de trois jours et de 50% dans les deux jours suivants.

Le département d'état américain a également recommandé à ses ressortissants d'éviter de se rendre au Japon: «le Département d’Etat demande à tout le personnel officiel non indispensable de différer leurs déplacements au Japon et appellent aussi les citoyens américains à éviter les voyages de tourisme ou non indispensables au Japon à cette période ».

Selon le département d'état américain de nombreuses routes ont été endommagées dans les environs de Tokyo et dans le nord du Japon et de fortes répliques sont susceptibles de se produire durant plusieurs semaines.

 

 

 

 


 

 

 

 

Lundi 14 mars 2011

Une explosion similaire à a celle qui avait affecté le réacteur N°1 a eu lieu au réacteur N°3. Le coeur du réacteur n'a cependant pas été touché. Par ailleurs, le circuit de refroidissement du réacteur N°2 est en panne.

Cette explosion a eu lieu à 11H01 heure locale selon l'agence de presse Kyodo à la centrale de Fukushima.

La compagnie Tokyo Electric Power avait indiqué peu auparavant que les radiations à la centrale excédaient encore le niveau de radiation légal et que la pression dans l'enceinte N°3 avait augmenté. Cette explosion ne devrait pas entraîner de fuite radioactive majeure selon les autorités.

Après l'explosion du réacteur N°1 ce week-end et du réacteur N°3 ce matin vers 11H au Japon, c'est désormais le réacteur N°2 qui suscite toutes les inquiétudes.

Le combustible aurait été exposé depuis environ 2,5 heures à l'air libre selon une agence de presse japonaise.

Aux dernières nouvelles le niveau de l'eau serait remonté de 30 cms, ce qui n'est pas suffisant pour recouvrir le combustible.

L'exposition du combustible à l'air libre augmente le risque de fusion du réacteur. Selon Tokyo Electric Power, «la fusion du réacteur 2 n'est pas à exclure».

Tokyo Electric Power injecte désormais de l'eau dans le réacteur 2 comme elle l'a fait pour les 2 autres réacteurs mais n'arrive pas pour le moment pas à le refroidir.

Une explosion prochaine du réacteur 2 pourrait donc intervenir à l'image des réacteurs 1 et 3.

L'équipage du porte-avion américain Ronald Reagan aurait été exposé à des niveaux de radiation pendant une heure équivalente à un mois de radiation en temps normal selon le New York Times

On s'attend à un bilan d'au moins 10000 morts pour ce terrible tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle de Richter. 2000 corps viennent par ailleurs d'être retrouvés sur les côtes de la préfecture de Miyagi.

 

 

 

 


 

 

 

 

Mardi 15 mars:

La situation a encore empiré à la centrale de Fukushima.

Suite à l'explosion de ce matin à 6H10 au réacteur N°2, qui était dans un état critique hier (voir Tremblement-de-terre-au-japon-inquietudes-autour-du-reacteur-n%C2%B02.html ), l'enceinte de confinement a été endommagée au niveau de la «suppression Chamber», ce qui n'augure rien de bon car c'est la première fois qu'une partie de l'enceinte d'un réacteur est touchée.

Par ailleurs, un feu s'est allumé au réacteur 4 pour l'instant épargné par les événements.

On vient par ailleurs d'apprendre que la température de l'eau des piscines de refroidissement des réacteurs 5 et 6 augmente. Dans ces réacteurs un tiers du combustible est stocké dans des piscines.

L'agence de presse Kyodo a indiqué que le niveau de radioactivité à Maebashi, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Tokyo était 10 fois plus importante que la normale.

La radioactivité est également en hausse à Tokyo, mais ce niveau «n'est pas un problème pour la municipalité».

Le Premier Ministre japonais a demandé aux habitants dans un rayon de 20 à 30 kms autour de la centrale atomique de Fukushima de rester chez eux: le niveau de radiation est 400 fois supérieur aux normes annuelles à proximité du réacteur N°3.

Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire Française, l'accident à la centrale de Fukushima a un niveau de gravité de 6 sur 7 contre 5 pour l'accident de Three Mile Island aux Etats-Unis et 7 pour Tchernobyl.

Trois nouveaux séismes d'une intensité égale ou supérieure à 6 ont frappé l'est du Japon ce jour.

Un séisme de 6 sur l'échelle de Richter a eu lieu à 09:49:54 en mer, puis un autre d'intensité 6,2 à 13:31:46 sur terre et un troisième de 6 à 15:23:53 en mer.

Le séisme de 6,2 a fait trembler les immeubles à Tokyo: son épicentre était à environ 116 kilomètres à l'ouest/sud-ouest de Tokyo.

Plusieurs séismes de facteur 6 ou supérieurs ont eu lieu depuis le 11/03 date du quatrième plus gros séisme au monde de magnitude 9 sur l'échelle de Richter. Une situation difficile nerveusement pour le peuple japonais.

Le bilan de ce séisme atteint désormais plus de 10000 morts ou personnes disparues soit le plus important en terme de mortalité depuis le grand séisme du Kanto en 1923 (7,9 sur l'échelle de Richter) qui avait causé la mort d'au moins 105385 personnes.

En 1995, le bilan officiel du séisme de Kobe de magnitude 7,2 a été de 6437 morts.

 

 

 

 


 

 

 

 

Mercredi 16 mars:

Un porte-parole du gouvernement japonais a indiqué ce jour que l'enceinte de confinement du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima était peut-être endommagée.

Cependant, il y a tout de même une bonne nouvelle: la pression à l'intérieur du coeur du réacteur n°2 a baissé ainsi que les températures selon Tokyo Electric Power.

Hier une partie du personnel avait quitté la centrale du fait des forts taux de radioactivité. Les employés qui sont restés sont aujourd'hui de nouveaux kamikazes si l'on considère que les taux de radioactivité sont particulièrement élevés.

EDF s'est préparé à envoyer des équipes et du matériel au Japon pour aider la compagnie Tokyo Electric Power.

Autour de la centrale le niveau de radioactivité est toujours important notamment du fait des émissions radioactives émises par le réacteur 2.

Tokyo Electric Power étudie la possibilité de déverser de l'acide borique sur le réacteur 4 dont le combustible stocké dans une piscine (1/3 du combustible) est en état de surchauffe afin d'éviter qu'une nouvelle réaction en chaine n'ait lieu.

Le gouvernement a ordonné à l'entreprise d'injecter de l'eau afin «d'éviter un désastre majeur».

Selon Tokyo Electric Power, 70% du combustible a été endommagé au réacteur 1, 33% au réacteur 2 et les coeurs des deux réacteurs sont soupçonnés d'avoir partiellement fusionné.

Deux nouveaux séisme de magnitude 6 ont eu lieu ce jour au Japon: un premier de magnitude 6 à 00:24 (heure locale) dans la préfecture de Sanriku Oki en mer au nord de Sendai et un second dans la préfecture de Chiba à 12H55.

Hier plusieurs secousses de magnitude 6 ou supérieurs ont également eu lieu (voir Japon-trois-nouveaux-seismes-a-l-est-de-l-ile-d-honshu.html).

80000 soldats des Forces d'auto-défense japonaises ont été déployées sur le terrain pour tenter de sauver les victimes du tsunami suite au tremblement de terre de magnitude 9 du 11 mars dernier.

Les niveaux de radioactivité ont atteint 400 millisieverts par heure à certains moments de ce jour, mercredi 16 mars 2011, à la centrale de Fukushima.

«Un niveau de radiation qui pourrait clairement affecter la santé humaine» a indiqué le secrétaire du chef de cabinet du gouvernement japonais Yukio Edano.

Ce niveau est mille fois supérieur à ceux annoncé précédemment, ce qui démontre une forte hausse de la radioactivité au niveau de la centrale.

D'ailleurs, les ouvriers ont du évacuer la centrale pendant une heure aujourd'hui. Seuls 50 personnes sont revenues travailler.

Le Premier Ministre japonais a demandé aux résidents d'un rayon de 20 à 30 kms autour de la centrale de rester chez eux. Les habitants ont été évacués dans un rayon de 20 kms.

Selon la chaîne de télévision NHK, la forte radioactivité a empêché un hélicoptère de déverser de l'eau sur le réacteur 4 qui pose une importante menace alors que des combustibles sont en surchauffe dans une piscine de stockage.

«Nous sommes dans l'urgence absolue», une situation «très grave» voici les déclarations qu'ont faites en fin de journée Anne Lauvergeon la présidente d'Areva et Yukiya Amano, le directeur de l'AEIA, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

La situation ne s'est malheureusement pas améliorée ce jour à la centrale de Fukushima.

La crise nucléaire atteint son paroxysme au Japon alors que la piscine de stockage des combustibles au réacteur 4 ne contiendrait plus d'eau selon le président de l'Autorité américain de régulation.

Cela «pourrait remettre en cause les opérations de sauvetage en cours» a-t-il estimé.

La piscine de stockage du réacteur 3 est également en situation critique.

La situation des réacteurs serait la suivante ce mercredi soir au Japon:


- réacteur 1: fusion partielle du coeur, vapeur dégagée, bâtiment endommagé suite à l'explosion due à l'hydrogène samedi,

- réacteur n°2: bâtiment endommagé après l'explosion du réacteur 3, combustible exposé à l'air libre brièvement, dommages à l'enceinte de confinement, fusion potentielle du coeur,

- réacteur 3: combustible exposé à l'air libre brièvement, vapeur relâchée, bâtiment endommagé après l'explosion à l'hydrogène de lundi, haut niveau de radiation mardi, dommages à l'enceinte de confinement, fumée ce jour, fusion potentielle du coeur, dommages importants à l'enceinte de confinement peu probables, eau en attente pour refroidir la piscine de stockage des combustibles,

-réacteur 4: feu détecté mardi suite à une explosion probable d'hydrogène au niveau de la piscine de refroidissement, température anormalement élevée dans la piscine; feu mercredi dans la bâtiment qui abrite le réacteur, les secours n'ont pas réussi à mettre de l'eau et envisagent de pulvériser de l'acide borique.

- réacteur 5 & 6: la température a augmenté dans les piscines de stockage des combustibles.

 

 

 

 


 

 

 

Jeudi 17 mars 2011:

Les forces d'auto-défense ont versé de l'eau par hélicoptère sur le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima ce matin.

La police de Tokyo doit en plus utiliser des canons à eau pour déverser de l'eau sur les piscines de stockage des combustibles.

Selon le gouvernement japonais la priorité absolue serait de déverser de l'eau sur les réacteurs 3 et 4 dont l'eau pourrait bouillir actuellement.

Tokyo Electric Power espère également remettre en service une ligne électrique partiellement cet après-midi pour alimenter à nouveau la centrale et remettre en marche les pompes à eau.

Le gouvernement japonais a indiqué que d'importantes coupures de courant pourraient avoir lieu à Tokyo car la demande d'électricité a augmenté alors que les températures chutent.

Les coupures sont susceptibles d'intervenir durant la soirée et la nuit de ce jeudi 17 mars.

Les autorités ont demandé aux opérateurs ferroviaires de réduire le nombre de trains en circulation durant cette période.

Dans la région de Tokyo le nombre de trains va être réduit à partir de 17H00.

«Une coupure de courant massive» pourrait voir lieu à Tokyo selon le ministre de l'économie, du commerce et de l'industrie Banri Kaieda.

Selon Tokyo Electric Power, 850000 foyers n'auraient pas d'électricité au nord-est du Japon dans la zone affectée par le tsunami.

Par ailleurs, 1,5 millions de foyers manqueraient d'eau courant. 13000 personnes seraient mortes et de personnes disparues suite au séisme de magnitude 9 suivi d'un tsunami serait mortes ou disparues.

Il y aurait environ 400000 personnes sans abri.

La situation reste toujours critique à Fukushima notamment au niveau des piscines de stockage du combustible des réacteurs 3 et 4.

Selon de nouvelles photos satellite, de la fumée s'échapperait à nouveau du réacteur 2.

Tokyo Electric Power a cependant indiqué que les pulvérisations d'eau ont permis de refroidir la piscine du réacteur 3.

30 tonnes d'eau ont été déversées sur le réacteur par des camions de pompier.

Malgré l'usage de camions de pompier sur la centrale et le déversement de 4 sacs de 7500 litres d'eau, les émissions radioactives restent à un niveau similaire de l'ordre de 3600 microsieverts par heure (3,6 millisieverts) selon l'agence de presse Kyodo.

Des chiffres bien éloignés des pics de 400 millisieverts relevés à certains moments ces derniers jours.

A 30 kms de la centrale la radioactivité serait de l'ordre de 0,17 millisieverts (170 microsieverts). Une exposition durant 6 heures à de tels niveaux correspond à la dose maximum considérée comme saine en un an.

L'institut japonais Riken a comptabilisé de son côté au nord de Tokyo, une radioactivité de 0,14 microsieverts le 17/03 dans la nuit heure de Tokyo contre 0,04 habituellement.

Un niveau un peu plus de trois fois supérieur à la normale mais qui reste cependant stable. Le niveau de radioactivité décroit donc pour le moment exponentiellement plus l'on s'éloigne de la centrale.

Selon Reuters, qui cite le directeur de l'Institut de radioprotection nucléaire, Thierry Charles, les rejets radioactifs avoisineraient 10% de ceux de Tchernobyl...pour le moment.

Par mesure de sécurité les Etats-Unis ont demandé à leurs ressortissants de rester à un minimum de 80 kms de la centrale bien loin de la zone des 20kms (évacuation) / 30 kms (les habitants doivent rester dans leurs maisons) indiquée par le gouvernement japonais.

La Criirad a publié les relevés du Tokyo Metropolitan Industrial Technology Research Institute. La radioactivité mesurée est inquiétante selon la Criirad.

A partir d’une activité moyenne en iode 131 de 15 Bq/m3, la Criirad a calculé les doses équivalentes à la thyroïde qu’ont pu recevoir en 48 heures les enfants habitant Tokyo: «les résultats restent inférieurs au milliSievert (mSv) et par conséquent au seuil d’intervention de 10 mSv défini par l’OMS pour l’administration de comprimés d’iode stable. Il faut cependant souligner que les chiffres utilisés pour les calculs sous-évaluent très probablement l'activité réelle de l'air. L’air a, en effet, été échantillonné à partir de filtres à poussières. Pour obtenir un bilan complet, il faudrait disposer de résultats sur des filtres à charbon actif capables de piéger les gaz, et notamment les formes moléculaires et organiques de l’iode. Elles peuvent représenter une part importante, voire majoritaire, de l’iode présent».

«Cette information doit être obtenue d’urgence» ajoute la Criirad.

Hormis Tokyo, moins touchée, la Criirad s'inquiète surtout et à juste titre des habitants des autres préfectures: «à quels niveaux de contamination ont été exposés les habitants de la Préfecture de Fukushima (l’évacuation est limitée à un rayon de 20 km) ou encore ceux du secteur d’ONAGAWA où les débits de dose ont été multipliés par 100, voire par 1 000 (à Tokyo, l’augmentation n’aurait été que d’un facteur 16).

Et qu’en est-il des habitants de la Préfecture d’IBARAKI où l’élévation du niveau de rayonnement ambiant est un peu supérieure à celle de Tokyo et surtout bien plus prolongée. Si les autorités considèrent que les niveaux de risques sont minimes, elles doivent le démontrer, chiffres à
l’appui».

La Criirad recommande ainsi l'administration massive de doses d'iode stable à la population dans les zones proches de la centrale pour «limiter l’irradiation de la glande thyroïde et donc la survenue ultérieure de cancers ou d’autres pathologies thyroïdiennes» tout en affirmant que cette solution n'est pas la panacée car l'iode ne protège ni de l’irradiation externe, ni de la contamination par les autres radionucléides.

 

 

 


Vendredi 18 mars 2011:

Les équipes de secours sur place ont débuté à nouveau ce vendredi matin la pulvérisation d'eau sur le réacteur N°3 de la centrale nucléaire de Fukushima via au moins 7 camions citernes dotés de canons à eau.

Plus de 50 tonnes d'eau auraient été déversées selon l'agence de presse Kyodo.

Les pompiers devraient rejoindre les équipes de secours des forces d'auto-défense ce jour avec 30 camions capables de déverser des quantités massives d'eau.

Les hélicoptères ne devraient pas intervenir ce jour.

Ce vendredi matin la radioactivité était en baisse à la centrale à 265 microsieverts à 11H00 du matin heure japonaise contre 351,4 microsieverts jeudi à 12H30.

Alors qu'un câble a été acheminé vers le réacteur 2 hier soir (non connecté encore au réseau électrique), les équipes de secours tenteront de brancher le câble et de remettre en fonctionnement les pompes de refroidissement des réacteurs 1 et 2 ce vendredi et des réacteurs 3 et 4 dimanche.

L'agence de sécurité nucléaire japonaise a enfin décidé de relever le niveau de l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima au niveau 5.

Mardi dernier, l'Autorité de Sûreté Nucléaire Française, avait déjà affirmé que l'accident à la centrale de Fukushima avait un niveau de gravité de 6 sur 7 contre 5 pour l'accident de Three Mile Island aux Etats-Unis et 7 pour Tchernobyl. 7 est le niveau maximum d'un accident nucléaire.

A quand un classement au niveau 6 par l'Agence de sécurité nucléaire japonaise à l'image de la décision françaisé

Alors que les équipes de secours s'affairent à pulvériser de l'eau et à rétablir l'électricité, ce jour vendredi 17 mars, les nouvelles technologies pourraient-elles venir au secours de la centrale nucléaire de Fukushima.

Les militaires américains ont proposé d'envoyé une équipe spécialisée de 450 personnes entrainées à la surveillance des radiations nucléaires et  la décontamination.

Les militaires américains étudient l'option d'utiliser les nouvelles technologies rapporte l'agence de presse Kyodo pour travailler à l'intérieur des 6 réacteurs endommagés de Fukushima, où les niveaux de radiation sont très élevés et empêchent de travailler normalement.

Ces nouvelles technologies pourraient-elles consister en l'utilisation de robots?

Du côté japonais les chances sont minces car étonnamment alors que l'archipel excelle dans ce domaine notamment en construisant des robots plus vrais que nature, Tokyo Electric Power n'a déployé aucun robot.

L'agence de presse Reuters a rapporté que des robots pourraient être utiles dans ce cas. Ces derniers jours les équipes de secours ont du cesser temporairement le travail suite à de hauts niveaux de radiations (voir Seisme-au-japon-le-personnel-deserte-la-centrale-de-fukushima.html).

Tokyo Electric Power a assuré que la centrale de Fukushima est désormais connectée au réseau électrique et que l'électricité peut y être fournie afin d'alimenter les pompes de refroidissement.

Un article du Los Angeles Times indique cependant que ces pompes pourraient avoir subi des dommages irréparables suite aux explosions de ces derniers jours causées par l'hydrogène.

Cependant dans les réacteurs MARK1 de marque General Electric installés au Japon, les pompes du circuit primaire sont situées au niveau inférieur du réacteur: elles sont  protégées de la partie supérieure du réacteur (où ont eu lieu les explosions) par plusieurs mètres de béton. Les explosions d'hydrogène ne seraient pas la cause de leur dysfonctionnement s'il y a lieu, mais plutôt le séisme.

L'électricité va alimenter en priorité le réacteur 2 moins endommagé selon Tokyo Electric Power.

Les réacteurs 3 et 4 pourraient être connectés dès dimanche.

Les piscines de combustible des réacteurs 3 et 4 restent les principales sources d'inquiétudes car elles ne sont pas entourées d'enceintes de confinement comme les réacteurs: elles sont donc susceptibles d'émettre d'importants rejets radioactifs. Leurs pompes à refroidissement seraient susceptibles d'être opérationnelles.

Même si la situation ne s'est pas aggravée depuis hier, les rejets radioactifs demeurent cependant signficatifs.

(cet article est régulièrement remis à jour).

Crédit Photo: AP PHOTO/NHK TV.

 

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