Les compagnies aériennes s'adaptent non sans mal au nouveau décret anti-immigrant. Plusieurs associations du monde du tourisme ont donné leur avis sur le sujet…

Les Etats-Unis ont décidé de bannir d'entrée aux Etats-Unis les citoyens originaires de 7 pays (Iran, Iraq, Libye, Somalie, SOudan, Syrie et Yemen. La mesure est valable dans un premier temps pour une durée de 90 jours.
Ce décret fait partie d'un ensemble de mesures pour contrôler l'immigration aux Etats-Unis. En décembre 2015, le Conrgès américain avait déjà voté une loi interdisant aux citoyens ayant visité l'un de ces 7 pays d'entrer aux Etats-Unis sans visa.
En résumé un citoyen faisant partie de l'un des 38 pays membres du Visa Weaver Program (qui exempte de visa) ne pouvait plus entrer aux Etats-Unis s'il avait visité depuis mars 2011 des pays identifiés comme ayant une organisation terroriste.
De nombreuses organisations touristiques ont publié des communiqués ette semaine suite à cette décision.
L'association des voyageurs d'affaires américains ACTE a indiqué que cette décision allait poser des problèmes pour 29% des entreprises interrogées dans le cadre d'une enquête. 25% sondés indiquent craindre la peur d'être harcelé en voyage ou de représailles.
«S'il y a un doute concernant la validité du visa ou des inquiétudes concernant l'entrée aux Etats-Unis, les Business Travellers opteront pour ne pas y aller. Les entreprises ne soumettront pas leurs employés à ce type de risque. L'incertitude est mauvaise pour le Business» a déclaré Greeley Koch, directeur exécutif d'ACTE.
Selon la New American Foundation 82% des actes de terrorisme depuis 2001 ont été conduits par des citoyens ou des résidents permanents des Etats-Unis.
Une étude du Cato Institute a également conclu que les américains sont 253 fois plus de mourrir d'un homicide classique que d'une attaque terroriste menée par un étranger aux Etats-Unis.
Les compagnies aériennes s'organisent non sans mal
Face à cette nouvelle loi les compagnies aériennes se sont organisées. Air France a ainsi déclaré qu'elle avait commencé à se conformer au décret en renvoyant chaque personne intedite d'entrée aux Etats-Unis dans son pays aux frais d'Air France. De nombreux vols ont été retardés ces derniers jours dans le monde.
Les compagnies aériennes américianes sont moins touchées alors qu'aucune ne vole directement depuis les Etats-Unis vers l'un de ces sept pays.
De plus le nombre de touristes provenant d'Afrique ou du Moyen-Orient ne représente que 5% des visiteurs étrangers aux Etats-Unis selon les derniers chiffres du Département du Commerce américain.
Les compagnies américaines comme Delta, United et American Airlines ont indiqué qu'elles allaient remboursr les vols et les éventuels frais afférents (logements…) pour les personnes affectées par le décret. Le CEO d'Airbnb Brian Chesky a de son côté indiqué qu'il offrait le logement gratuit aux réfugiés ou à toute personne hors de son pays à qui l'on refuse l'embarquement dans un vol vers les Etats-Unis. De son côté le CEO de TripAdvisor s'est opposé à ce décret sur Linkedin en indiquant qu'il «était contre les principes qui ont permis aux Etats-Unis d'être un grand pays».
Enfin, l'Association Internationale du Transport Aérien a déclaré : « la IATA collabore avec ses 265 transporteurs aériens membres pour assurer des liaisons aériennes mondiales sûres, sans danger, efficientes et durables. Par principe, nous œuvrons pour la libre circulation des biens et des personnes à travers les frontières. L’IATA reconnaît également que les États ont le droit et le devoir de protéger leurs citoyens en contrôlant leurs frontières. Les exigences d’entrée aux États-Unis ont été modifiées de façon importante et immédiate par un décret publié le 27janvier 2017. Le décret a été signé sans coordination ou avertissement préalable, ce qui a causé de la confusion chez les compagnies aériennes comme chez les voyageurs. Ce décret a aussi alourdi le fardeau imposé aux compagnies aériennes par des exigences de conformités confuses, des coûts de mise en œuvre et la possibilité de sanctions pour non-conformité. Nous demandons que l’administration américaine apporte rapidement des précisions sur la situation actuelle. De plus, nous pressons tous les gouvernements d’assurer une coordination suffisante préalablement aux modifications des exigences d’entrée,afin que les voyageurs comprennent clairement ces exigences et que les compagnies aériennes puissent prendre des moyens efficients pour les satisfaire».
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