L’Allemagne veut recentrer l’UE autour de quelques pays pour une Europe à deux vitesses…
Depuis longtemps on parle de diviser l’UE en blocs avec quelques pays moteurs pour renforcer l’intégration. « Le moment est venu pour une Europe à deux vitesses » a déclaré le ministre des Finances allemands Lars Klingbeil tout récemment.
L’Allemagne souhaiterait que les 6 principales économies de l’UE aient un agenda différencié. Une rencontre lors du prochain somme de l’Eurogroupe devrait avoir lieu entre tous les ministres. L’idée serait de renforcer l’union des marché de capitaux, de renforcer l'euro, de coordonner les investissements dans la défense et de sécuriser les approvisionnements en matières premières.
Il est vrai que sur l’investissement l’Europe est très à la traine des États-Unis ce qui ne favorise pas l’essor de start-ups de taille mondiale. L’Allemagne souhaiterait aussi réduire la bureaucratie et améliorer la souveraineté des paiements pour faire de l’euro une valeur refuge.
L’Europe des 6 comprendrait la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Pologne.
L’Europe à deux vitesses est une vieille idée qui n’a jamais été mise en place : est-ce que cela éviterait le trop de bureaucratie de l’UE telle qu’elle est gérée actuellement ?
L’UE telle qu’elle est conçue permet déjà de différencier les politiques au sein de groupes de pays. Par exemple tous les pays de l’UE ne font pas partie de la zone Schengen et tous les pays de l’Ue n’ont pas l’euro comme monnaie à l’image de la Suède ou du Danemark. Le principe d’unions régionales a été introduit dans le traité de Rome et de celui de coopérations renforcée dans le traité d’Amsterdam. C’est ce dernier point que Bernard Spit estimait le plus facile à mettre en œuvre dans Les Echos : « Pour y parvenir, oublions la modification des traités. Il y faudrait un temps infini, quand nous avons besoin de décisions rapides. L'alternative, c'est la voie technique. Sans panache ni symbolique politique, elle a pour elle le pragmatisme qui consiste à s'appuyer sur la procédure peu appliquée des « coopérations renforcées ». De quoi s'agit-il ? Du mécanisme qui permet à un groupe restreint d'Etats membres d'avancer dans un domaine spécifique, sans avoir besoin de l'accord des autres ».
L’Allemagne souhaiterait donc renforcer l’intégration européenne au moment où l’Union européenne fait face à de multiples crises et à une croissance économique atone. Malheureusement sans une remise en question forte des décisions absurdes prises par le passé comme le Pacte Vert ou d’autres dqui ont tué la compétitivité européenne, on voit mal comment plus d’intégration améliorerait les choses. Il faudrait surtout repenser totalement l’UE afin qu’elle travaille avant tout pour améliorer la compétitivité du continent et réduire la bureaucratie tout en favorisant la natalité et la réindustrialisation...
Une certaine prise de conscience semble voir le jour en Allemagne, ce qui plutôt positif...
🚨 🇨🇭 Le chancelier allemand Merz admet :
— Wolf 🐺 (@PsyGuy007) January 22, 2026
« L’Allemagne et l’Europe ont toutes deux gaspillé un potentiel de croissance incroyable ces dernières années en traînant des pieds sur les réformes et en restreignant inutilement et excessivement la liberté d’entreprendre et la… pic.twitter.com/k2IHB9KOEW
VOUS AIMEZ AIME CET ARTICLE ? SOUTENEZ-NOUS : CLIQUEZ ICI POUR FAIRE UN DON
VOS AVIS SONT PRÉCIEUX : CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE ET PUBLIER UN SUJET DANS LE FORUM
