Sans que les parisiens s'en rendent compte, la situation de la ville est de plus en plus critique.
Entre 2014 et 2024, la dette de la ville de Paris est passée de 4,18 milliards à 8,6 milliards. Elle a été multipliée par deux depuis le mandat d’Anne Hidalgo et par 11 depuis 2001 et l’arrivée des socialistes au pouvoir. En 2001, la dette de la ville atteignait 780 millions d’euros contre une dette estimée totale estimée à 10,7 milliards d’euros fin 2024.
Le seuil d’alerte pour une municipalité est de pouvoir rembourser sa dette en 12 ans. On estime désormais que Paris ne peut rembourser sa dette qu’en plus de 15 ans.
Paris est ainsi devenue en une dizaine d’années la ville plus endettée de France, loin devant Marseille, ce qui est excellent pour le système financier international.
On voit alors tout le paradoxe de la démocratie : on endette une ville pour offrir des avantages à court-terme (HLM, pistes cyclables, emplois de plus d’agents…), les personnes avantagées votent pour ceux qui augmentent la dette et au final toute la ville s’appauvrit au plus grand bénéfice des grands investisseurs financiers.
Un cercle vicieux s'installe alors. Les taxes qui pèsent sur les actifs augmentent, le trop plein d’administratif fait fuir les entreprises et les investisseurs immobiliers, ce qui réduit d'autant le périmètre taxable. On v oit bien aujourd'hui que la chute des droits de mutation due à la morosité du marché immobilier impacte très fortement le budget de la ville.
Il est amusant de constater que la dette créée aujourd'hui sera portée principalement par les jeunes générations. Il est donc paradoxal de constater que les jeunes qui votent pour plus de dépenses publiques, votent indirectement pour leur appauvrissement futur. Le populisme dans toute sa splendeur!
Des dépenses supérieurs aux recettes et un nombre d'agents par habitant record
Hormis la dette en progression exponentielle, la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France a par ailleurs pointé un déséquilibre croissant entre dépenses et recettes de la ville. Entre 2021 et 2024 les dépenses de fonctionnement ont progressé de 13 % contre 11,6 % pour les recettes. La ville finance ainsi ses nouveaux investissements par de la dette au grand bonheur des banquiers et des investisseurs internationaux qui attendent le moment où le fruit sera mûr.
Il en est de même pour la dette de l’ensemble du pays qui a littéralement explosé et qui a fait de la France l’un des pays les plus endettés d’Europe. La France se classe ainsi au 3ème trimestre 2025 au 3ème rang pour la dette par habitant en UE avec 117,7 % du PIB contre 149 % pour la Grèce et 137,8 % pour l’Italie.
Une crise de la dette est désormais possible en France d'autant que le conflit au Moyen-Orient attise les taux d'intérêts.
Les Parisiens vivront-ils dans le futur comme les Grecs?
Or qu’est-il advenu à la Grèce en 2008 qui a subi une crise de la dette? Un plan d’austérité jamais vu a été mis en place : baisse des rémunération et du nombre de fonctionnaires, des retraites, passage à la retraite à 67 ans, plafonnement des dépenses de pension, dépenses de protection sociales en baisse de 20 %, grave accroissement de la pauvreté à la suite des chutes des rémunérations dans les secteurs privé et public, fermeture de 230 000 PME, fermeture d’hôpitaux, perte de 600 000 emplois, augmentation de la TVA, du nombre de suicide..Voilà à quoi mènera la gestion mise en place actuellement à Paris et en France.
La Grèce a par ailleurs privatisé les principaux ports et de nombreux aéroports ainsi que 30 % de l’aéroport d’Athènes, la compagnie nationale, une partie de la compagnie d’énergie, la compagnie publique de l’eau et de l’électricité, la société ferroviaire. Le chômage avait par ailleurs atteint 27,8 % en 2013 et n’est pas retombé depuis sous les 10 %.
J’ai discuté avec un Grec lors d’un récent voyage, l’été dernier dans les Balkans : « Je pars en Allemagne car je ne peux plus vivre avec mon salaire en Grèce. Depuis la crise de la dette les salaires stagnent et les prix ont trop augmenté » me dit-il.
Je lui demande alors ce qu’il fait comme métier, il me répond « plombier ». Un plombier qui n’arrive pas à vivre normalement et qui est obligé de fuir son pays : incroyable!
Voilà pourtant ce qui attend probablement les parisiens et les Français qui font l’autruche : une paupérisation future du pays et de la ville.
Les politiciens français ont déjà commencé à brader le pays
Rappelons que depuis 2010, la France a cédé pour 200 milliards d'euros d'actifs via le revente de fleurons industriels ce qui a été très peu critiqué par la droite comme par la gauche : Alcatel, Alstom, Lafarge, Technip, l'aéroport de Toulouse, Latécoère, une véritable braderie à ciel ouvert et une trahison pour le futur des Français...
Et ceux qui seront le plus touchés par la perte de compétitivité et la désindustrialisation seront avant tout les jeunes parisiens, ceux qui votent pour plus de Velib et d'aides sociales.
Mais il est vrai qu’ils auront pu bénéficier de belles pistes cyclables et d’un nombre d’agents par habitant record. Paris affiche un ratio de 1 agent de la ville pour 39 habitants contre 1 pour 107 à Londres ou 1 pour 95 à Rome.
On touche là au vrai problème de la Démocratie : il est très facile d’acheter des votes par la dette que l’on soit un parti de droite ou de gauche alors que la dette du pays n’a cessé d’augmenter depuis Valery Giscard d’Estaing.
La tendance est claire en France : des promesses achetées par la dette en appauvrissant massivement le pays (35H, retraite à 60 ans alors qu'en la laissant à 62 ans il n'y aurait pas eu de crise du système...). Les politiciens de ces cinquante dernières années ont donc une immense responsabilité dans l'appauvrissement du pays, en ayant suivi une politique populiste.
Il est vrai que pour les banquiers et les investisseurs internationaux, il est très rentable de financer des politiciens de droite comme de gauche pour augmenter la dette.
A Paris le problème est surtout présent depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir mais cela est aussi le cas de politiciens de "droite" au niveau national.
Les jeunes qui votent aujourd'hui pour plus de dettes devront-ils s'exiler demain faute d'emplois?
En effet, la dette publique a également augmenté fortement sous des présidents de droite comme Chirac, Sarkozy ou même de Valéry Giscard d’Estaing.
De Gaulle était sans doute l’un des derniers présidents intègres. Il a travaillé pour améliorer le niveau de vie des Français : c’est pourquoi on a cherché à le tuer plusieurs fois via des attentats financés par des puissances étrangères et à l'écarter du pouvoir comme en mai 68. Il n'aurait sans doute pas pu arriver au pouvoir avec le système démocratique actuel : ile st devenu président des Français par un concours de circonstance lié à son parcours de résistant. Rappelons que les résistants en France étaient très minoritaires soit environ 200 000 personnes dont 100 000 ont perdu la vie.
Georges Pompidou a été le premier président à afficher une certaine proximité avec les banquiers. Il avait travaillé au sein de la banque Rothschild comme Emmanuel Macron et a mis en place la loi du 3 janvier 1973 qui limite les possibilité d'endettement de l’État auprès de la banque de France sans taux d'intérêt. Cette loi avait été appelée "loi Rothschild". Après Pompidou, tous les président de droite comme de gauche ont fait grimper la dette...
Que va-t-il se passer si la situation continue de se dégrader à Paris et dans tout le pays? Peut-être verra-t-on un jour le symbole de la France et de Paris, la Tour Eiffel, rachetée par des fonds étrangers ? Tout est possible au vu de la pente prise par Paris et de l’ensemble du pays.
Aujourd’hui on voit de nombreux commerces à l’abandon et les investisseur immobiliers fuient Paris du fait des contraintes: contrôle de loyers, taxe foncières qui ont explosé, DPE absurde conçus par les pays du Nord qui ont vu leurs villes rasés et dans de vieux bâtiment avec une forte inertie thermique... Quand on revient de Suisse, un pays très bien géré, on constate une paupérisation très importante de la ville : nombreux mendiants dans les rues, saleté de la ville, boutiques fermées, kebabs à foison qui servent souvent à recycler l'argent de la drogue comme les barbiers...
Demain ce seront les jeunes Parisiens qui iront travailler à l’étranger suite à la paupérisation de la ville et du pays comme ce plombier grec.
Paradoxalement ce sont les jeunes qui votent massivement pour les partis les plus à gauche comme LFI. Ils n'ont sans doute pas constaté les conséquences d'une gestion communiste pour les jeunes à Cuba, en Corée du Nord ou au Venezuela : chômage, pauvreté, précarité...En ne participant pas à la vie économique, ils ne comprennent pas les implications de leurs votes sur l'avenir du pays.
Alors Paris ne sera-t-elle plus bientôt qu’une ville touristique un peu comme Athènes où toutes les infrastructures auront été revendues à des fonds étrangers? L'avenir s'annonce bien sombre pour la ville lumière si rien n'est fait!
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