Ces 30 dernières années la désindustrialisation du pays a été terrible. La libéralisation des échanges initiée par l’UE a conduit à une délocalisation massive des usines dans les pays à faible coût de main d’œuvre. Ce sont les ouvriers, contremaitres français qui ont trinqué. Ils ont été au chômage pendant que les entreprises françaises embauchaient massivement dans les pays à faible main d’œuvre. La classe moyenne française s’est appauvrie et les bénéfices ont grimpé au sein des industriels. Oui mais voilà si les ouvriers français se paupérisent ils n’ont plus les moyens d’acheter français. Ainsi il est amusant de noter que la France est devenue Dacialand : les Français achètent massivement des véhicules produits par Renault mais fabriqués dans les pays de l’est n’ayant plus les moyens d’acheter des Renault. A cela s’ajoutent les normes antipollution voulues par l’UE qui ont considérablement augmenté les coûts. A cela s’ajoute également des décisions hors sol de vouloir supprimer les voitures thermiques.
Des voitures devenus trop chères pour la classe moyenne payée en leasing pour le plus grand bénéfice des banques
Le gouvernement français suit d’ailleurs la même logique que l’UE en voulant que 2 voitures neuves sur 3 soient électriques. Comme elles coûtent trop cher pour la majorité des Français, cela va être payé par nos impôts via le leasing et via des intérêts aux banques, le secteur financier étant le grand gagnant du leasing généralisé.
Les constructeurs automobiles français font donc face à : une classe moyenne paupérisée du fait des délocalisations voulues par l’UE, des normes antipollution trop couteuses et un focus sur les voitures électriques qui les privent de leurs avantages compétitifs sur les moteurs thermiques. Il ne faut pas être devin pour comprendre que tout cela allait créer un désastre.
Rappelons que les voitures électriques à 30000 euros sont inabordables pour la majorité des Français, que les aides en leasing sont payés par des impôts et augmentent donc la dette, que le coût d’une batterie avoisine environ 15000 euros soit la moitié du prix d’une voiture électrique. Alors qu’un véhicule thermique pouvait être amorti sur 10-15, les voitures électriques coutent plus cher avec en plus l’épée de Damoclès d’une batterie de 15000 euros à changer. On ne parle pas de la concurrence des constructeurs chinois bien plus compétitifs sur ce marché ou de la dépendance massive pour la fabrication des batteries et des métaux rares via l’étranger.
Une industrie européenne à l'agonie du fait des décision hors sol des politiques vers l'électrique
Toute cette politique a donc créé une catastrophe dans le secteur automobile européen. Nous en avons parlé à maintes reprises. Stellantis vient d’annoncer une perte de 22,3 milliards d’euros la deuxième plus importante perte jamais réalisée par un groupe français qui équivaut quasiment au record de Vivendi en 2003 de 23,3 milliards. Et même pire le groupe Stellantis a déclaré après la rédaction de cet article qu'il allait arrêter la production de voitures dans l'usine historique de Poissy ont été construites des Ford, Simca, Chrysler, Peugeot depuis les années 30. Une catastrophe pour la classe moyenne française avec des politiques qui ont tué le marché.
Parallèlement, la location devient le modèle économique des constructeurs ce qui signifie concrètement que la classe moyenne sort de la propriété et n’a plus les moyens d’acheter.
Dans le cadre de son plan stratégique 2026-2030, Renault a annoncé sa volonté de réaliser 100 % des ventes en véhicules électriques ou hybrides d’ici 2030. Mais attention la vraie nouvelle c’est que Renault veut licencier 15 à 20 % de ses effectifs d’ingénieurs dans le monde sous 2 ans. Désormais en plus de la paupérisation de la classe moyenne via les licenciements dans l’industrie dus aux délocalisation on assiste désormais aux licenciements d’ingénieurs. Pendant que les Chinois développent massivement les postes d’ingénierie les groupes européens licencient. On parle ainsi de 1600 à 2400 postes supprimés.
Rappelons qu’en Allemagne, Volkswagen va supprimer 50 000 emplois en plus des 35 000 emplois déjà annoncé.
Au final on voit que les conséquences de la mauvaise politique menée au niveau de l’UE a eu des conséquences dramatiques sur l’ensemble de l’industrie automobile européenne. Plutôt que de changer radicalement de cap, l’UE comme le gouvernement français accélèrent. Cette période ressemble de plus en plus aux années 30 alors que l’Europe est plongée dans une crise politique créée par des idéologues...Rien n’est fait pour développer l’emploi et l’industrie et l’on parle même de remplacer la fabrication de voitures par des armes en Allemagne. Triste vision…
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